Bruno Solé : né en 1967 dans le Tarn.
Je me souviens de l’instant où j’ai découvert pour la première fois l’œuvre de Pierre Soulages. J’ai eu l’impression frontale et immédiate que ces grands panneaux de stries parallèles qui renvoient la lumière depuis le noir (ensemble d’œuvres très caractéristiques de l’artiste à partir de 1979) représentaient ce que j’ai toujours recherché en matière d’abstraction picturale sans en connaître l’existence jusqu’alors.
Je suis particulièrement intéressé par l'art contemporain, avec la lecture il constitue l'essentiel de mes activités de loisir. J'ai donc décidé de me mettre à peindre. Je fais des tableaux abstraits et des paysages naturels ou urbains. J'utilise l'acrylique.
Je m'intéresse en particulier à la peinture moderne américaine des années cinquante, c'est "l'expressionnisme abstrait" (ou "école de New York"), et plus précisément à la seconde tendance de ce mouvement qui est la "color field painting" ("peinture du champ coloré"), la toile est recouverte de larges étendues de peinture. Cette tendance est notamment représentée par Mark Rothko et Barnett Newman. Ils sont mes peintres préférés avec le français Pierre Soulages, Pablo Picasso, Salvador Dali et aussi Edward Hopper.
Mes représentations de paysages ne sont pas des couchers de soleil, ce qui serait peu original dans le fond, pictural certes, mais pas très évolué.
Non, ce que je recherche avant tout, c'est la révélation, la noblesse et la souveraineté de la lumière du soleil qui vient alimenter un environnement originel, totalement primaire, mais en même temps éternel, car là-bas, rien n'a changé, là-bas, en Afrique, tout est resté comme il y à des centaines et des milliers d'années, la terre et son environnement sont intacts.
En matière d'abstraction, on n'est plus du tout dans la recherche habituelle du beau, ou de ce que l'on va apprécier comme l'étant, ou ne l'étant pas.
L'art contemporain propose une vue nouvelle sur les choses, le simple fait de réagir à une surprise proposée à l'œil est le fruit d'un acte artistique, et doit être perçu comme tel. L'art contemporain c’est un peu l’irréel qui devient réel.
Bruno Solé (décembre 2006)
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